Mes histoires

J’aime beaucoup écrire. Je posterai mes histoires préférées ici. N’oubliez pas de laisser des com’s!!

J’ai décidé d’écrire la suite de Harry Potter, telle que je la vois. Le tome 8 en quelques sortes!

La voici:

PS: J’ai repris le chapitre « 19 ans plus tard » pour une meilleur compréhension de l’histoire!!

 

 

Albus Potter et le Retour du Mal

1 Dix-neuf ans plus tard

Mes histoires 420730791

 

            Cette année-là, l’automne sembla arriver brusquement. En cette matinée du 1er septembre, l’air était vif et doré comme une pomme. Les fumées des pots d’échappement et le souffle des piétons étincelaient, telles des toiles d’araignée dans la fraîcheur de l’atmosphère, tandis que la petite famille traversait d’un pas sautillant la rue grondante de circulation en direction de la grande gare aux murs noircis de suie. Deux énormes cages bringuebalaient sur les chariots chargés de bagages que poussaient les parents. Les hiboux qui y étaient enfermés lançaient des hululements indignés et la fillette aux cheveux roux traînait en pleurnichant derrière ses frères, accrochée au bras de son père.

-                   Ce ne sera pas long, toi aussi, tu iras, lui promit Harry.

-                   Deux ans, dit Lily en reniflant. Je veux y aller tout de suite !

            Les banlieusards regardaient les hiboux avec curiosité au passage de la famille qui se frayait un chemin en direction de la barrière séparant les voies 9 et 10. La voix d’Albus, qui marchait devant lui, parvint à Harry au milieu de la clameur environnante. Ses fils avaient repris la dispute commencée dans la voiture :

        Je n’irai pas ! Je n’irai pas à Serpentard !

        James, arrête un peu ! s’exclama Ginny.

        J’ai simplement dit qu’il y serait peut-être, fit remarquer James en adressant un sourire à son jeune frère. Il n’y a pas de mal à ça. Il sera peut-être à Serp…

            Mais James croisa le regard de sa mère et se tut. Les cinq Potter s’approchèrent de la barrière. D’un air supérieur, James jeta un coup d’œil à son jeune frère par-dessus son épaule, prit le chariot des mains de sa mère et se mit à courir. Un instant plus tard, il avait disparu.

        Vous m’écrirez, hein ? demanda aussitôt Albus, tirant profit de l’absence momentanée de son frère.

        Tous les jours, si tu veux, proposa Ginny.

        Pas tous les jours, répliqua précipitamment Albus. James dit que la plupart des élèves ne reçoivent des lettres de chez eux qu’une fois par mois.

        Nous avons écrit à James trois fois par semaine, l’année dernière, dit Ginny.

        Et il ne faut pas croire tout ce qu’il te raconte sur Poudlard, ajouta Harry. Il aime bien se moquer de toi, ton frère.

            Côte à côte, ils poussèrent le deuxième chariot en prenant de la vitesse. Lorsqu’ils atteignirent la barrière, Albus fit une grimace mais il n’y eut aucun choc et la famille émergea sur le quai de la voix 9 ¾, obscurci par l’épaisse vapeur blanche que produisait la locomotive écarlate du Poudlard Express. Des silhouettes indistinctes s’affairaient au milieu de cette brume dans laquelle James s’était déjà volatilisé.

        Où sont-ils ? demanda Albus.

Anxieux, il scrutait les formes imprécises qu’ils croisaient en s’avançant sur le quai.

        On va les trouver, lui répondit Ginny d’un ton rassurant.

            Mais la vapeur était dense et il était difficile de reconnaître les visages. Les voix, qui semblaient désincarnées, étaient étrangement sonores, comme surnaturelles. Harry crut entendre Percy qui discourait bruyamment sur les règlements en matière de balais et fut content d’avoir une excuse pour ne pas aller lui dire bonjour…

        Je crois que c’est eux, Al, dit soudain Ginny.

            Un groupe de quatre personnes émergea de la brume, à côté du dernier wagon. Ce fut seulement lorsqu’Harry, Ginny, Lily et Albus arrivèrent devant eux que leur visage devint net.

        Salut, dit Albus, qui paraissait profondément soulagé.

Rose, déjà vêtue de sa toute nouvelle robe de Poudlard, lui adressa un sourire radieux.

        Alors, tu as réussi à ranger la voiture ? demanda Ron à Harry. Moi, oui. Hermione ne croyait pas que je puisse passer un permis de Moldu, et toi ? Elle pensait qu’il faudrait que je jette un sortilège de Confusion à l’examinateur.

        Ce n’est pas vrai, protesta Hermione. J’avais parfaitement confiance en toi.

        En fait, je lui ai vraiment jeté un sortilège de Confusion, murmura Ron à Harry pendant qu’ils chargeaient à bord du train la grosse valise et le hibou d’Albus. J’avais simplement oublié de regarder dans le rétroviseur et, entre nous, je peux très bien m’en passer en utilisant un charme de Supersensoriel.

            De retour sur le quai, ils trouvèrent Lily et Hugo, le jeune frère de Rose, discutant avec animation de la maison dans laquelle ils seraient envoyés le jour où ils iraient enfin à Poudlard.

        Si tu n’es pas à Gryffondor, on te déshérite, lança Ron. Mais je ne veux pas te mettre la pression.

        Ron !

            Lily et Hugo éclatèrent de rire, mais Albus et Rose avaient un air grave.

        Il dit ça pour rire, assurèrent Hermione et Ginny.

            Mais Ron ne faisait déjà plus attention à eux. Croisant le regard d’Harry, il lui montra d’un discret signe de tête un endroit du quai situé à une cinquantaine de mètres. Pendant quelques instants, la vapeur s’était un peu dissipée et trois personnes se détachaient nettement parmi les volutes de fumée.

        Regarde qui est là.

            Drago Malefoy, un manteau sombre boutonné jusqu’au cou, était avec sa femme et son fils. Son front commençait à se dégarnir, ce qui accentuait son menton pointu. Le jeune garçon ressemblait à Drago autant qu’Albus à Harry. Apercevant Harry, Ron, Hermione et Ginny qui l’observaient, Drago leur adressa un bref signe de tête et se détourna.

        Voici donc le petit Scorpius, murmura Ron. Arrange-toi pour être toujours meilleure que lui en classe, Rosie. Dieu merci, tu as hérité de l’intelligence de ta mère.

        Ron, pour l’amour du ciel, dit Hermione, moitié sérieuse, moitié amusée, n’essaye pas de les dresser l’un contre l’autre avant même qu’ils aient commencé l’école !

        Tu as raison, admit Ron. Désolé.

            Mais, incapable de s’en empêcher, il ajouta :

        Ne sois quand même pas trop amie avec lui, Rosie. Grand-père Weasley ne te le pardonnera jamais si tu épouse un Sang-Pur.

        Hé !

            James avait réapparu. Il s’était délesté de sa grosse valise, de son hibou et de son chariot et, de toute évidence, il avait une grande nouvelle à annoncer.

        Teddy est là-bas, dit-il, tout essoufflé, en pointant l’index par-dessus son épaule, vers le nuage de vapeur. Je viens de le voir ! Et vous savez ce qu’il faisait ? Il embrassait Victoire !

            Il leva les yeux vers les adultes, manifestement déçu par leur absence de réaction.

        Notre Teddy ! Teddy Lupin ! En train d’embrasser notre Victoire ! Notre cousine ! Alors, j’ai demandé à Teddy ce qu’il faisait…

        Tu les as dérangés ? s’exclama Ginny. Tu es comme Ron…

        … et il m’a répondu qu’il était venu lui dire au revoir ! Et ensuite, il m’a dit de m’en aller. Il l’embrasse ! ajouta James comme s’il avait peur de ne pas avoir été assez clair.

        Oh, ce serait merveilleux s’ils se mariaient ! murmura Lily avec ravissement. Teddy ferait vraiment partie de la famille !

        Il vient déjà dîner à la maison à peu près quatre fois par semaine, dit Harry. Pourquoi ne pas lui proposer d’habiter chez nous, comme ça, ce sera fait ?

        Ouais ! s’écria James avec enthousiasme. Je veux bien partager ma chambre avec Al… Teddy pourrait avoir la mienne !

        Non, répliqua fermement Harry. Al et toi, vous ne partagerez la même chambre que quand j’aurai décidé de démolir la maison.

            Il consulta la vieille montre bosselée qui avait appartenu autrefois à Fabian Prewett.

        Il est presque onze heures, vous devriez monter dans le train.

        N’oublie pas de transmettre nos amitiés à Neville ! dit Ginny à James en le serrant dans ses bras.

        Maman, je ne peux pas transmettre des amitiés à un professeur !

        Mais tu connais bien Neville…

            James leva les yeux au ciel.

        En dehors de l’école, oui, mais en classe, c’est le professeur Londubat, tu comprends ? Je ne peux pas entrer en cours de botanique et lui transmettre des amitiés…

            Il hocha la tête d’un air navré devant la sottise de sa mère et, pour se défouler, donna un coup de pied en direction d’Albus.

        A plus tard, Al. Fais attention aux Sombrals.

        Je croyais qu’ils étaient invisibles ? Tu m’as dit qu’ils étaient invisibles !

            James éclata de rire. Il autorisa sa mère à l’embrasser, étreignit brièvement son père puis bondit vers le train qui se remplissait rapidement. Ils le virent agiter la main vers eux avant de se précipiter dans le couloir du wagon pour retrouver ses amis.

        Tu n’as pas à avoir peur des Sombrals, dit Harry à Albus. Ce sont des créatures très gentilles, elles n’ont rien d’effrayant. De toute façon, tu n’iras pas à l’école dans les diligences, on t’y emmènera en barque.

            Ginny embrassa Albus.

        On se reverra à Noël.

        Au revoir, Al, dit Harry à son fils qui se serrait contre lui. N’oublie pas que Hagrid t’a invité à prendre le thé vendredi prochain. Ne t’approche pas de Peeves. Ne te bats pas en duel tant que tu n’auras pas appris à le faire. Et ne laisse pas James te raconter n’importe quoi.

            Puis Harry se détourna pour dire au revoir à sa nièce. Du coin de l’œil, il aperçut Albus qui refaisait le lacet de sa chaussure. Mais Harry savait que c’était une façade. Il embrassa Rose, puis s’approcha de son fils. Celui-ci se releva.

        Et si je suis à Serpentard ?

            La question qu’il avait murmurée était destinée uniquement à son père. Harry savait que seul le moment du départ pouvait forcer Albus à révéler à quel point sa peur était profonde et sincère.

Harry s’accroupit, le visage de son fils un peu au-dessus du sien. Des trois enfants d’Harry, Albus était le seul à avoir les yeux de Lily.

        Albus Severus, dit-il.

            Il parlait à mi-voix pour que personne ne puisse l’entendre en dehors de Ginny. Elle eut le tact de faire semblant de ne pas écouter, adressant des signes de la main à Rose qui était monté dans le train.

        Tes deux prénoms t’ont été donnés, poursuivit Harry, en souvenir de deux directeurs de Poudlard. L’un deux était un Serpentard et il était sans doute l’homme le plus courageux que j’ai jamais rencontré.

        Mais dis-moi simplement

        … si c’était le cas, alors Serpentard gagnerait un excellent élève, n’est-ce pas ? Pour nous, ça n’a pas d’importance, Al. Mais si ça en a pour toi, tu pourras toujours choisir Gryffondor, plutôt que Serpentard. Le Choixpeau magique tiendra compte de tes préférences.

        Vraiment ?

        C’est ce qui s’est passé pour moi, dit Harry.

            Il n’en avait jamais parlé à ses enfants jusqu’à maintenant et lorsqu’il prononça ces mots, il vit sur le visage d’Albus une expression émerveillée. Mais déjà, les portes claquaient tout au long du convoi écarlate et les silhouettes floues des parents se massaient devant les wagons pour un dernier baiser, une dernière recommandation. Albus sauta dans le train et Ginny ferma la porte derrière lui. A côté d’eux, des élèves étaient penchés aux fenêtres. De nombreuses têtes, dans les wagons et sur le quai, semblaient être tournées vers Harry.

        Pourquoi est-ce qu’ils te regardent comme ça ? interrogea Albus, tandis que Rose et lui tendaient le cou pour voir les autres élèves.

        Ne t’inquiète pas, dit Ron. C’est à cause de moi. Je suis extrêmement célèbre.

            Albus, Rose, Hugo et Lily éclatèrent de rire. Le train s’ébranla et Harry le suivit le long du quai, observant le visage mince de son fils, les joues déjà rouges d’excitation. Harry agitait la main et lui souriait, même s’il ressentait un peu comme un déchirement le fait de voir son fils s’éloigner de lui…

            La dernière trace de vapeur se dissipa dans l’atmosphère de l’automne. Le train disparut dans un virage. Harry levait toujours la main en signe d’adieu.

        Tout se passera bien pour lui, murmura Ginny.

Harry la regarda puis, dans un geste machinal, il abaissa la main et caressa sur son front la cicatrice en forme d’éclair.

        J’en suis sûr.

            Il y avait dix-neuf ans que la cicatrice d’Harry avait cessé de lui faire mal. Tout était pour le mieux.

2Le Poudlard Express

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            Lorsque ses parents disparurent après le virage, Albus s’assit à côté de sa cousine. Son frère James, en face de lui, n’avait pas trouvé ses amis et s’animait déjà : il sortait de ses poches des Pétards mouillés du Dr Flibuste et des Nougats Néansang ou encore des crèmes Canari et en proposa à tout le monde. Celui-ci, d’un an l’aîné d’Albus, rentrait en seconde année au collège Poudlard. La cousine des frères Potter, Rose, avait le même âge qu’Albus et se rendait, comme lui, à Poudlard pour la première fois. Fille de Ron et Hermione Weasley et nièce d’Harry et Ginny Potter, la jeune fille était presque aussi célèbre que ses cousins et son oncle. Le petit frère de Rose, Hugo, avait un an de moins qu’elle et un de plus que Lily, la petite sœur des Potter.

-        Eh, Rose ! s’exclama Albus après qu’ils se furent installés. Regarde ça !

Il sortit une longue boîte de son sac et l’ouvrit. Il en extirpa délicatement une baguette de bois.

-        Bois d’acajou, plume de phénix, vingt-sept centimètre et demi.

Rose sourit devant l’enthousiasme de son cousin. A son tour, elle lui montra sa baguette.

-        Moi, c’est du bois d’érable, un crin de licorne, vingt et un centimètre vingt-cinq.

-        Pff, vous n’avez aucun goût ! railla James. Le meilleur bois, c’est le noyer ! Et dedans, ventricule de dragon, trente et un centimètre huit. Ma baguette, quoi !

            Les trois cousins s’amusèrent beaucoup pendant la première partie du voyage. Malgré tout, Albus n’oubliait pas ce que son père lui avait dit, sur le quai. Il savait que tout cela était vrai, mais il ne pouvait s’empêcher de redouter la Répartition. Il avait peur, peur d’aller à Serpentard. Il savait que c’était stupide, mais c’était plus fort que lui. James voyait bien que son frère était tourmenté, alors il essaya de le dérider :

        Hé, petit frère ! Tu l’as essayé, le sort que je t’ai montré ? Vas-y, ça serait drôle de voir Erwie jaunir !

        Arrête un peu, James ! protesta Albus. Tu sais bien que je n’embêterai pas Erwie comme ça !

            Lors de leurs courses de début d’année, Harry avait acheté à son fils une chouette blanche comme la neige. Celle-ci rappelait beaucoup à Harry sa propre chouette, Hedwige, tuée vingt ans plus tôt par les Mangemorts.

        Bon, ça suffit, Al ! s’écria James, agacé. Tu vas arrêter avec cette histoire de Serpentard, oui ! Non mais regarde-toi ! Tu vas te rendre malade juste pour ça ? Tu vas gâcher tes premiers pas dans Poudlard juste pour ça ?

            L’interpellé se redressa, surpris.

        Attends un peu, James ! Qui c’est qui m’a mis cette idée dans la tête ? C’est toi, ou je me trompe ? C’est bien toi qui m’a répété ça tout l’été, non ?

        Oui, et alors ? se défendit le jeune homme, en se levant à son tour. C’était juste pour blaguer !

        Ah oui ? Et bien moi, je n’ai pas trouvé ça drôle ! s’écria Albus.

            Rose, qui savait bien que les deux frères se taquinaient, riait silencieusement de la dispute des jeunes Potter. Soudain, n’y tenant plus, elle éclata de rire. Albus et James, cessant leurs chamailleries, la regardèrent, étonnés. Leur cousine, devant leurs mines ahuries, se mit à rire de plus belle. Alors, gagné par son fou rire, Albus se mit à pouffer. James, qui n’y comprenait rien, s’assit brusquement et se prit la tête entre les mains. Albus, inquiet, tenta de se redresser mais il n’arrivait plus à respirer. Rose, elle, avait mal aux côtes à force de rire. Elle parvint tout de même à s’approcher de son cousin. Alors, elle étouffa un hoquet et se tourna vers Albus.

        Il… il est mort de rire ! s’exclama-t-elle entre deux hoquets.

        Ben oui ! dit James en se redressant. Quand on a deux fous qui rigolent comme des benêts à côté, c’est dur de résister.

        Pff… Raconte pas n’importe quoi, James ! dit Albus. Tu es aussi benêt que nous !

            Et les trois jeunes repartirent de plus belle dans leur fou rire.

C’est alors que la porte du compartiment s’ouvrit, laissant passer un jeune homme blond, avec de magnifiques yeux bleus profonds. Il parut très surpris de les trouver quasiment assis par terre. Albus, Rose et James se redressèrent en le voyant arriver.

        Tiens ! Salut Dimitri ! s’exclama James en lui serrant la main. Ça va ?

        Salut ! Ça fait un baille !

        Ben, depuis la fin des cours, quoi.

        Ouais. Il faut qu’on trouve un moyen de se voir l’été prochain.

        On va faire ça.

        Bon, heu, James, intervint Albus, tu nous présente ou quoi ?

        Ah, oui. Désolé. Bon, Dimitri, voici mon frère, Albus.

            Les deux garçons se serrèrent la main.

        Et elle, c’est ma cousine, Rose. C’est la fille du frère de ma mère.

        Attends… dit Dimitri en se tournant vers la jeune fille. Tu es la fille de Ron et Hermione Weasley ? demanda-t-il avec de grands yeux.

        Ben, oui, pourquoi ? s’enquit Rose.

        Pourquoi ? s’étrangla Dimitri. Mais… tes parents sont presque aussi célèbres que les Potter !

        Ah oui, je sais, marmonna Rose, gênée. 

            Il y eu un silence pesant, que James rompit.

        Dimitri est mon meilleur ami, expliqua James.

        Oui, on a beaucoup entendu parler de toi, à la maison, plaisanta Albus en lançant un clin d’œil à son frère.

        En fait, continua Dimitri, je suis le fils de Rolf et de Luna Scamander.

        Luna ? Luna Lovegood ?

        Elle-même, assura le jeune homme.

        T’aurai pas vu Luca, demanda James.

        Euh, non, en fait j’espérai que toi tu l’aurai vu…

            Les adolescents rirent.

            Puis Rose eut une idée.

        Eh, Dimitri ! Tu connais des gamins qui rentreront à Poudlard l’année prochaine ? Mon frère, Hugo, est complètement paniqué à l’idée de se retrouver tout seul.

        Ah, oui, je comprends. Et bien déjà, moi j’ai deux petits frères, des jumeaux. Lorcan et Lysander. Après, je connais des amis de ma mère qui ont des enfants de l’âge de ton frère. Il y a… heu… Téo Finnigan, le petit frère de Luca.

        Ah ! s’exclama Albus. Luca, c’est votre meilleur ami, c’est ça ?

            James regarda son frère.

        Oui. C’est vrai qu’on ne vous en a pas parlé.

        Et après, Dimitri ? intervint Rose. Tu en connais d’autres ?

        Eh bien, oui, il y a Zane Finnigan, le fils de Seamus et Parvati Finnigan. Et la fille de… heu… ah oui ! La fille de Dean Thomas, Jade, je crois. Mais, attends ! Tu n’as pas une cousine qui arrive l’année prochaine ?

        Si, si. Elle s’appelle Roxanne, c’est la fille d’Oncle George.

        Eh bien, pourquoi ton frère est-il inquiet si sa cousine entre à Poudlard en même temps que lui ? Ils ne s’entendent pas ?

        En fait, Hugo… il m’a avoué qu’il ne voulait rester avec sa famille à Poudlard. Tu comprends, il veut son indépendance !

        Il exagère ! intervint Albus. Pour le peu de fois qu’on voit Oncle George et Tante Angelina ! A peine à chaque vacances, et encore !

            Pendant qu’Albus et Rose débattaient de la question, James et Dimitri se mirent à discuter avec animation. Et pour cause ! Depuis deux mois qu’ils ne s’étaient pas vus, ils avaient beaucoup de choses à se raconter.

            Vers une heure, le couloir s’anima soudain. James bondit aussitôt sur ses pieds. Il ouvrit la porte et sortit. Albus, intrigué, se leva à son tour et passa la tête par la porte de verre. Devant lui se tenait une vieille femme potelée, qui poussait un chariot. D’énormes tas de friandises, ainsi que des farces et attrapes, ou encore des boissons fraîches, dépassaient de tous les côtés. Albus ouvrit de grands yeux étonnés. Bien sûr, il connaissait la plupart de ces merveilles, mais beaucoup d’entre elles lui étaient inconnues. Et il n’en avait jamais vu en si grand nombre. Il faut dire qu’Harry et Ginny étaient très stricts à ce sujet.

            James remplit un sac entier avec tout ce qu’il pouvait, pour sa cousine, son frère, son ami et lui, puis paya la sorcière avec de grosses pièces d’or, d’argent et de bronze : la monnaie des sorciers. Puis, bousculant Albus, il se rassit avec précipitation et vida le sac sur la table. Albus ferma la porte, s’installa confortablement sur la banquette et choisit un Chocogrenouille, qu’il ouvrit avec prudence.       D’un geste vif, il saisit la grenouille en chocolat qui tentait de s’échapper, et lui mordit la tête.

        Qu’est-ce que c’est bon ! s’exclama-t-il entre deux bouchées.

            En relevant la tête, il croisa le regard de Dimitri, qui lui sourit et se détourna. Mais Albus avait eu le temps d’apercevoir la surprise dans les yeux du garçon. De la surprise et… quelque chose d’autre… de l’admiration ? Non, il n’y avait aucune raison pour que le fils Scamander éprouve de l’admiration envers le frère de son meilleur ami.

            Albus fut tiré de ses pensées par un Fizwizbiz que son frère lui lança à la figure.

        Alors, petit frère, dit celui-ci, railleur, tu rêves ?

        Plus maintenant, rétorqua Albus. Puis, se lamentant, il ajouta : Mais bon sang ! Pourquoi es-tu toujours obligé de me déranger ?

        Ça me fait plaisir, c’est tout !

        Ah ouais ? dit Albus, provocateur. Ben tiens ! Voilà ta sentence !

            D’un geste théâtral, il s’empara d’un gnome au poivre, qui protesta («Eh! J’ai rien demandé, moi!»), ce qui n’empêcha pas Albus de le lancer au nez de son frère. James riposta avec une souris glacée qui se tortilla lorsqu’elle sentit que quelque chose n’allait pas (Eh oui ! Dans le monde des sorciers, tout est vivant, même les bonbons ! Enfin, pas tous quand même…). La bataille dégénéra vite fait bien fait, et Dimitri et Rose, qui se demandaient ce qu’ils avaient fait pour mériter ça, furent contraints de plonger sous les sièges pour se protéger, tout en riant de la dispute des Potter.

            Dans l’animation du combat, Albus s’empara d’un bonbon explosif, arma son bras et le propulsa vers son frère, lorsque celui-ci… réagit.

        Noooooooon ! Pas ça ! cria-t-il, désespéré, en tentant de l’esquiver.

            Mais il s’alarma trop tard, et le bonbon, qui généralement explose dans la bouche en libérant toutes ses saveurs, explosa… sur sa tête. Albus se plia de rire, tandis que la fumée s’éparpillant, il découvrait son frère, les sourcils en pétards, ses cheveux roux sombres dans tous les sens. Rose et Dimitri riaient, eux aussi, et James, gagné par l’hilarité générale, éclata de  rire à son tour.

            La porte s’ouvrit de nouveau, et un garçon brun, pas très grand apparut. Cependant, surpris de l’état des occupants du compartiment, il resta sur le seuil de la porte. Les quatre amis levèrent la tête, et devant la mine ahurie du nouveau venu, repartirent de plus belle. Le garçon, en voyant James et Dimitri, parut comprendre. Il ferma la porte et s’assit sur la banquette. Puis il attendit patiemment.

Enfin, au bout de quelques longues minutes, les trois cousins et Dimitri se calmèrent, se relevèrent, et s’assirent à leur tour.

        Salut, Luca, dit James en essuyant ses larmes. Désolé de l’accueil, on a eu une… petite crise de fou rire.

            A ces mots, Rose retint un gloussement et Albus s’interdit fermement de regarder Dimitri, assis en face de lui.

        Alors, dit-il pour s’empêcher de rire, c’est toi, Luca ? Le meilleur ami de ces deux… fous ?

            Dimitri lui donna un coup de poing amical et Albus se retint de justesse de se retourner : il ne fallait pas qu’il recommence à rire, sinon il ne pourrait plus s’arrêter.

        Ouais, c’est moi, répondit l’interpellé en ignorant les protestations de ses amis. Et toi, tu dois être Albus, j’imagine ? Albus Potter, c’est ça ?

            Albus hocha la tête. Il ne lui demanda pas comment il connaissait son nom : il savait son père et sa famille célèbre. D’ailleurs, cela commençait à l’agacer sérieusement.

        Oui, et je te présente ma cousine, Rose. C’est sa première année, à elle aussi, ajouta-t-il, signifiant ainsi son niveau scolaire.

            Rose salua le jeune homme d’un signe de la tête. En réponse, Luca lui décocha un sourire éblouissant. Rose sentit son cœur accéléré. Elle pensait que finalement, les garçons de Poudlard étaient plutôt pas mal, ce dont elle doutait. Et s’ils étaient tous aussi drôles que c’est trois là, ça allait être génial ! Elle secoua la tête. Non mais, elle n’était même pas arrivée à Poudlard qu’elle pensait déjà aux garçons ? Ça ne lui ressemblait pas, ça ! Elle était plutôt comme Hermione, sa mère, elle préférait les études aux loisirs. Enfin, peut-être qu’elle ne lui ressemblait pas tant que ça finalement…

            Pendant que les jeunes sorciers discutaient, la porte s’ouvrit une quatrième fois. Cette fois, James protesta.

        Non mais ça commence à bien faire ! s’écria-t-il. On ne peut pas avoir la paix, un peu ? Ce n’est pas une gare de chemin de fer, ici !

            Le garçon qui avait ouvert la porte, penaud, baissa la tête.

        Désolé, je ne voulais pas vous déranger. Je cherche un compartiment vide, je… je n’en ai pas trouvé.

        Tu es tous seul et debout depuis ce matin ? s’étonna Rose.

        Ben oui, je n’ai pas … encore d’amis, répondit le garçon, en se redressant.

            Albus comprit que c’était une première année. Comme il avait l’air sympa, il allait lui proposer de s’installer, lorsque James intervint.

        Attends ! s’écria-t-il. Je sais qui tu es ! Tu ne nous apitoieras pas ! Tu n’es pas le bienvenue ici !

            Le garçon ne parut pas étonné. Il allait s’en aller lorsqu’Albus bondit et l’attrapa par la manche. Il le força à s’asseoir.

        Ne l’écoute pas, tu peux rester si tu veux.

            Il se tourna vers James.

        Qu’est-ce qui te prend, James ? T’es pas aussi méchant, d’habitude !

        Tu sais qui c’est, Al ? C’est le fils Malefoy, cracha James en regardant le garçon avec dégoût. Scorpuis Malefoy.

        Je sais, James, dit Albus, contrarié. Et alors ? Papa et Mr Malefoy sont amis, non ? Je les ai vus à la gare. Ils se sont dit bonjour.

        Ils ne sont pas amis ! cria James. Les Malefoy sont des lâches ! Ils étaient avec Voldemort et après, ils se sont enfuis ! Et je suis sûr qu’il sera envoyé à Serpentard dès que le Choixpeau touchera sa tête !

            Scorpuis et Luca frissonnèrent au nom. Albus, Rose et Dimitri, étant des enfants et des petits-enfants de membres de l’Ordre du Phénix, qui luttait contre le Mage Noir, n’eurent pas de réaction. Ils avaient appris à prononcer ce nom et à ne pas en avoir peur. Le jeune Potter, choqué par l’attitude de son frère, se rassit.

        Arrête un peu James ! Ce n’est pas parce que ses ancêtres ont fait des erreurs que Scorpuis doit en être responsable ! Papa nous l’a assez répété, non ?

        Pff, si tu crois que les Potter et les Malefoy seront un jour amis, tu rêves !

        Amis, peut-être pas, admit Albus. Puis ajouta : Mais alliés, certainement !

            Scorpuis, incrédule, regardait la dispute des Potter causée par sa faute, puis il secoua la tête et décida d’intervenir.

        Arrêtez ! s’écria-t-il. Je ne veux pas que vous vous disputiez à cause de moi ! Je m’en vais, O.K. ?

            Et il sortit.

        Scorpuis, attends ! s’exclama Albus. Furieux, il se tourna vers son frère : C’est malin ! Regarde ! Il est repartit, tout seul !

        Oh, ne t’inquiète pas pour lui, dit James, sarcastique. Il trouvera bien un ou deux amis Mangemorts !

            Dimitri et Luca, interloqués, regardaient leur ami, d’ordinaire si sympathique, devenir de plus en plus agressif. Il s’apprêtait même à bondir sur son propre frère. Il fallait les arrêter avant que cela ne dégénère.

            Alors, Rose se leva et s’écria : « Protego ! », alors que James armait son poing pour décocher un coup puissant à son frère. Au lieu de cela, il ne fit que se faire mal lui-même.

        Ça suffit, James ! s’écria la jeune fille. Non mais ça ne va pas ? Depuis quand vous vous battez, comme ça ?

        C’est lui, il m’a énervé, répondit Albus à la place de son frère.

        Mais enfin, Al ! C’est pas une raison !

            Les deux garçons se renfrognèrent tandis que Rose annulait son sort et que les amis de James soupiraient de soulagement : eux, ils auraient été totalement impuissants, sans Rose.

            Le voyage fut soudain très silencieux, jusqu’à ce que Luca, qui avait apparemment hérité du don de son père pour la pyrotechnie, fasse soudain exploser son verre de jus de citrouille en tentant de le transformer en gelée. Le liquide devenu bleu se répandit sur ses vêtements, tandis que Dimitri et Rose éclataient de rire. Albus, malgré sa colère, sentit les commissures de ses lèvres se redresser. Il éclata de rire à son tour, surprenant son frère qui pensa que finalement, cette histoire n’était pas si grave que ça. Il se mit à rire comme les autres et le reste du voyage fut très animé en bombardements, blagues hilarantes, Dragées Surprises de Bertie Crochue, et d’autres anecdotes dans ce genre-là. Les Potter n’étaient plus fâchés.

            Après quelques heures de voyage, une voix annonça :

        Nous arrivons à Poudlard dans cinq minutes. Veuillez laisser vos bagages dans les compartiments, ils seront acheminés séparément dans les locaux scolaires.

            Les deux Potter, contrairement aux autres, ne s’étaient pas changés. Aussi, Dimitri, Luca et la jeune Weasley sortirent dans le couloir puis revinrent quelques minutes après. Albus se sentait de plus en plus mal. Son frère, qui savait que c’était normal, puisqu’il avait ressenti ce sentiment l’année précédente, ne faisait plus attention à lui.

            Doucement, le train ralentit, puis s’immobilisa complètement. Les élèves sortirent dans le couloir et se bousculèrent pour descendre sur le quai. James, Dimitri et Luca se levèrent, attrapèrent les dernières friandises, dirent « à plus tard » aux deux premiers années, puis bondirent vers la foule des élèves, impatients de retrouver leurs amis de Poudlard. Quelques instant plus tard, ils avaient disparus dans la masse grouillante des jeunes sorciers et sorcières. Albus et Rose se regardèrent, inspirèrent profondément, puis ils se levèrent à leur tour et sortirent dans le couloir, déjà presque vide. Ils descendirent sur le quai froid et humide de la gare de Pré-au-lard. Rose remonta le col de sa robe toute neuve, le souffle des deux cousins formant des petits nuages de buée dans la fraîcheur du soir. Alors, ils entendirent une voix tonitruante s’écrier :

        Les premières années, par ici ! Suivez-moi, dépêchez-vous si vous ne voulez pas finir congelés sur place !

            C’était Hagrid, le demi-géant à la barbe hirsute, qui avait la charge d’amener tous les premières années au château, en passant par le grand lac noir et profond. Lorsqu’il vit Albus, il agita son énorme main dans sa direction.

        Ça va, Harry… heu… Albus ? Tu as fait bon voyage ?

            Comme sa voix ne pouvait pas couvrir le brouhaha des élèves, Albus se contenta de hocher la tête et de sourire.

        C’est bon ? reprit Hagrid. Tout le monde est là ? On peut y aller alors. Surtout, faites attention  où vous mettez vos pieds, ça glisse par ici !

            En effet, quelques instants plus tard, une fillette brune qui parlait avec agitation et qui n’avait pas écouté se retrouva soudain les deux fesses au sol. Elle regardait autour d’elle d’un air éberlué en se demandant comment elle avait atterri là, pendant que son auditoire, deux jeunes filles que la troisième semblait agacer au plus haut point, se mirent à rire.

Hagrid soupira et, comme c’était entièrement la faute de la brune, il n’alla pas l’aider à se relever. De plus, il savait qui était la mère de l’enfant : Pansy Parkinson, une ancienne Serpentard, qui avait suggéré, lors de la bataille, de vendre Harry à Voldemort.

        Après le virage, vous pourrez apercevoir Poudlard, dit Hagrid.

            Dans un bel ensemble, tous les élèves poussèrent un grand « Oooooh » admiratif.

            Le chemin avait débouché sur un ponton très étroit surplombant un grand lac noir. De l’autre côté, un château immense, dont les tours pointaient dans le ciel, étincelaient de milles feu sous la voûte étoilée.

            Albus sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Il faut dire que Poudlard était resplendissant, entouré qu’il était par d’innombrables lumières.

        Allons, dit Hagrid de sa grosse voix, ne restez pas plantés là ! Vous aurez le temps de le regarder à partir de demain et ce, pendant sept ans !

Les enfants, secoués par ses paroles, commencèrent à s’installer dans les canots amarrées au ponton de bois.

        Pas plus de quatre par barques, lança Hagrid en s’installant lui-même dans un bateau.

        Viens, Al, chuchota Rose en tirant son cousin par la manche. On va avec Scorpius, il est là-bas !

            Albus hocha la tête et suivit Rose vers le garçon blond. Lorsqu’ils montèrent avec lui, Scorpius leur fit un grand sourire que Rose lui rendit.

-        C’est bon ? Tout le monde est casé ? cria Hagrid. Alors EN AVANT !

            Pendant que les embarcations glissaient le long du lac noir, Albus s’étonna qu’elles ne fassent aucun bruit et encore plus que le lac émette d’aussi petites rides pour un si grand nombre de bateaux. Il constata aussi que l’eau semblait aussi lisse que du verre.

            Envoûté par la beauté du château, personne ne faisait vraiment attention à ce qui se passait autour. Tout le monde se taisait, et seul le murmure du vent et de quelques imbéciles venaient briser le silence si doux. Pourtant, lorsqu’un tentacule émergea du lac noir, une fille cria, se leva d’un bond et, lorsqu’elle crut que le tentacule essayait de l’attraper, elle tomba en arrière. Manque de chance, elle tomba du côté où il y avait déjà deux personnes et le bateau, déséquilibré, chavira. Les quatre occupants, dont la jeune fille, passèrent par-dessus bord.

            Tout le monde retint son souffle tandis que Hagrid plongeait pour récupérer les naufragés. Rose sera si fort le bras d’Albus qu’elle lui fit mal. Le jeune Potter regarda du côté de Scorpuis et vit que le garçon serrait le bord du bateau, de peur que les quatre élèves et Hagrid se noient. Albus songea avec soulagement que Scorpuis n’était peut-être pas comme ses malhonnêtes ancêtres. En tous cas, il n’avait pas l’air aussi peu sentimental qu’eux.

            Lorsqu’un bras émergea hors de l’eau, Albus soupira de soulagement. Peu après, la tête hirsute de Hagrid suivit. Les quatre occupants du canot s’agrippaient solidement aux bras du demi-géant. Alors, Albus reconnu avec surprise les deux garçons qui se disputaient un bonbon. C’étaient Kieran et Fabian, les jumeaux de Lornan et Kamil Mangil. Kamil était la sœur d’Angelina, femme de George Weasley et tante d’Albus. Les deux garçons étaient blonds. Le troisième occupant était une jeune fille, dont Albus ignorait le nom.

            Les quatre naufragés grimpèrent péniblement à bord de leur barque en frissonnant et bientôt, les bateaux arrivèrent à une arche de pierre couverte de lierre.

        Baissez la tête ! ordonna Hagrid.

            Tout le monde obéit. Une fois l’arche franchie, ils débouchèrent dans une sorte de grotte à ciel ouvert. Au fond se trouvait une petite plage de cailloux. Les embarcations s’y échouèrent tandis que les élèves surexcités descendaient de leurs barques en chuchotant. Albus contemplait les murs de pierre en se demandant comment se faisait-il qu’ils soient aussi lisses.

            Tout le monde se tut lorsque Hagrid s’avança sur la plage et emprunta un chemin en pente douce derrière la roche. Les nouveaux le suivirent en silence.

            Pendant plusieurs minutes, ils grimpèrent ainsi, puis arrivèrent à un escalier que le demi-géant emprunta sans ralentir. Les élèves essoufflés tentaient de suivre le rythme rapide adopté par Hagrid afin de ne pas se laisser distancer.

            Enfin, après quinze minutes de montée, l’escalier déboucha dans une cour au sol de pierre. Et au fond de cette cour se trouvait Poudlard.

      De là où ils se trouvaient, le bâtiment ressemblait à une très, très grande chapelle, entourée de chandeliers. On y accédait par une immense porte en chêne massif. Hagrid s’approcha. Les élèves apeurés le suivirent. Hagrid tapa trois coups contre le bois de son énorme poing.

Une réponse à “Mes histoires”

  1. 28 05 2012
    ShawnFrost98 (11:38:51) :

    Bon, allez, je me lis ça dès que j’ai un peu de temps !
    En tout cas, c’est dingue ! Moi aussi j’adore écrire ! :D

    Répondre

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